Grande femelle petit mâle

19/04/2015

Femelle et mâle Pèlerin sont différents, mais le moins que l’on puisse dire est que cette différence ne saute pas aux yeux, comme c’est le cas chez la plupart des espèces de canards par exemple.

Deux types de critères essentiels permettent de distinguer la femelle du mâle. Le premier type est lié au plumage, le second à la taille.

Commençons par le plumage : La couleur et le dessin de la poitrine et de la gorge sont les meilleurs indicateurs, même si il y a des différences entre les individus. Chez le couple de la cathédrale, mâle et la femelle sont bien caractéristiques. Lui a le ventre et le bas de la poitrine blanc rosé, barré de fines stries horizontales grises. Celle-ci sont souvent interrompues.  La partie supérieure de la poitrine et la gorge sont de couleur blanche immaculée à l’exception de quelques très rares petites taches gris-brun, juste au-dessus de la zone striée. La femelle a le ventre et la poitrine beige teintés de roussâtre et barrés de longues stries horizontales de couleur brun sombre. Sa gorge est régulièrement marquée de traits verticaux bruns. Seule la zone comprise entre ses « moustaches », et juste dessous, est immaculée, mais toujours d’une teinte beige roussâtre qui diffère bien de la blancheur du mâle.

La couleur du tour de l’œil, de la peau nue au-dessus du bec et des pattes (chez un oiseau, on  appelle ces zones les « parties nues ») sont également différentes : elles sont jaune plus vif chez le mâle que ce n’est le cas chez la femelle.

Les critères liés à la taille sont plus constants que les critères de plumage, mais ils sont aussi plus difficile à évaluer. Il faut de préférence le faire en comparaison, lorsque les deux partenaires sont côte à côte, ou par rapport aux fauconneaux par exemple. Le mâle Pèlerin est nettement plus léger que la femelle. Il pèse entre 600 et 650 gr, tandis qu’elle tourne entre 950 et 1050 gr. La différence est donc très importante. Mais il n’est certainement pas évident d’estimer à distance le poids d’un oiseau. Cependant cette différence de poids implique une différence de corpulence et donc de silhouette. Regardez bien à l’image : l’un des faucons est plus svelte, sa tête parait très petite par rapport à son corps, il marche avec élégance. C’est le mâle ! La femelle est large d’épaules, la tête, massive, est bien installée sur le corps. Elle marche en se dandinant, d’un pas décidé. Elle est clairement plus « baraquée » que lui.

Ultime test : à l’âge actuel des fauconneaux (9 jours), la femelle parvient encore à les recouvrir complètement. Aucune chance pour le mâle : il paraît posé au-dessus d’eux lorsqu’il essaye encore, ce qui est rare, de les protéger du froid.

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